Note de clarification politique sur l'article « Thèses sur la question chinoise »
(«programme communiste»; N° 32; Juillet - Septembre 1965)
Un passage des «Thèses sur la question chinoise» (publiées en italien sur Il programma comunista n° 23/1964 et en français sur Programme Communiste, n° 32 juillet-septembre 1965) doit être clarifié car il s’y trouve une généralisation qui peut prêter à confusion.
Le point 7) des Thèses, au chapitre intitulé « Démocratie et prolétariat: la question nationale » , citent Lénine pour illustrer la succession des deux époques du capitalisme dans les différentes aires:
« En Europe occidentale, l’époque des révolutions démocratiques bourgeoises embrasse un intervalle de temps assez précis qui va à peu près de 1789 à 1871» ; il souligne que «C’est cette époque qui fut celle des mouvements nationaux et de la création d’États nationaux. Au terme de cette période, l’Europe occidentale s’était transformée en un système constitué d’États bourgeois, d’États nationaux généralement homogène. Aussi, chercher à l’heure actuelle le droit de libre disposition dans les programmes des socialistes d’Europe occidentale, c’est ne pas savoir l’abc du marxisme».
Lénine passe ensuite à l’autre grande aire géographique:
« En Europe orientale et en Asie, l’époque des révolutions démocratiques bourgeoises n’a commencé qu’en 1905. Les révolutions en Russie, en Perse, en Turquie, en Chine, les guerres dans les Balkans, telle est la chaîne des événements mondiaux de notre époque, dans notre Orient ».
Les Thèses continuent alors:
«Aujourd’hui cette phase s’est également achevée pour toute l’aire afro-asiatique.[souligné dans le texte] Partout se sont constitués, à la fin de la seconde guerre mondiale, des États nationaux plus ou moins “indépendants”, plus ou moins “populaires”, impulsant d’une façon plus ou moins “ radicale” l’accumulation du capital. De ce seul fait, “l’extrémisme” chinois ne peut plus se présenter comme la théorie d’un mouvement national révolutionnaire, mais comme une idéologie officielle d’État bourgeois constitué, comme un programme de collaboration de classe avec tout ce que cela implique de phrases “socialistes”»
À partir d’une lecture erronée de la première phrase de ce dernier passage, certains groupes ayant quitté le parti hier ont conclu que pour toute l’aire africaine et toute l’aire asiatique, le problème historique de la question nationale ne se posait plus dans les années 60 du siècle dernier selon les orientations données à l’époque par Lénine et l’Internationale Communiste; notre parti aurait commis l’erreur de soutenir celles-ci en raison d’une évaluation erronée de la situation historique des continents africain et asiatique.
La position tout à fait formelle et anti-dialectique de ces groupes était et reste la suivante: les révolutions nationales des décennies qui ont suivi la Seconde Guerre mondiale se sont déroulées dans le cadre de la stratégie mondiale de l’impérialisme, c’est-à-dire dans le cadre soit des intérêts de l’impérialisme américain, soit des intérêts de l’impérialisme russe, les deux impérialismes qui, à l’époque dominaient la scène mondiale par leurs conflits directs et indirects. Pour ces groupes, les luttes de classes et d’États dans le monde des peuples non blancs perdaient donc leur caractère de champ historique vital pour la critique révolutionnaire marxiste (titre de la Réunion Générale du parti de Florence, janvier 1958). Il est évident que ces groupes ne se sont pas du tout souciés du fait que l’immense aire afro-asiatique avait hier fait l’objet d’études très approfondies de la part du parti. Pour s’en rendre compte, il suffit de parcourir les articles parus sur Il programma communista, de 1951 aux années 70.
Il ressort clairement de ces travaux sur la question nationale et coloniale, et sur les mouvements anticolonialistes qui ont eu lieu en Asie et en Afrique dans les années qui ont suivi la fin de la deuxième guerre impérialiste mondiale, que lorsque les Thèses disent que l’ère des révolutions démocratiques bourgeoises était également révolue pour «l’aire afro-asiatique», il ne s’agissait pas de l’ensemble du continent africain et du continent asiatique au sens géographique, mais uniquement de leurs pays les plus déterminants.
Dans le cas de l’Afrique, il s’agissait de la partie nord-africaine, dite « Afrique blanche », qui a été historiquement beaucoup plus liée aux bouleversements sociaux concernant les nations méditerranéennes, le Proche et le Moyen-Orient. Tout le monde arabe – donc pas seulement la partie moyen-orientale (Irak, Syrie, Liban, Jordanie, Palestine, Arabie saoudite, Koweït, Émirats du Golfe, Yémen, Oman), mais aussi la partie nord-africaine (Égypte, Libye, Tunisie, Algérie, Maroc et Sahara occidental) – était objectivement touché par les mouvements qui profitaient de l’affaiblissement des grandes puissances dominatrices de toute cette région (Angleterre et France), des conséquences de la Première et, surtout, de la Seconde Guerre mondiale pour se libérer de la domination coloniale.
Au cours des trente années qui ont suivi la fin de la deuxième guerre impérialiste mondiale, la plupart des pays colonisés d’Asie et d’Afrique sont devenus, d’une manière ou d’une autre, « indépendants» et ont constitué des États « indépendants ». Cela n’empêche pas que, comme cela s’est produit et se produit encore dans différentes parties du monde, « l’oppression nationale » exercée par les anciennes puissances coloniales et régionales et les nouvelles puissances impérialistes s’est accrue et reste un problème central pour de nombreux peuples. C’est le cas y compris dans la vieille Europe, même s’il est vrai que les grandes questions nationales, comme le dit Lénine, cessèrent, à partir de 1871, d’impliquer le soutien du prolétariat à des révolutions démocratiques bourgeoises pour la constitution d’États indépendants: l’oppression nationale des populations les plus faibles par les États les plus forts a continué de s’y manifester.
Au cœur du capitalisme impérialiste britannique, l’Irlande devint officiellement un «État libre » en 1922, mais les six comtés du nord (l’Ulster) en furent exclus. Un mouvement insurrectionnel anti-britannique s’y développa et dura, avec des hauts et des bas, jusqu’en 1999, date à laquelle l’Irlande (Eire), le mouvement insurrectionnel étant épuisé, renonça à ses revendications territoriales sur l’Ulster (1).
En Yougoslavie, la situation était beaucoup plus compliquée, tant en raison des conflits ethniques et « nationalistes » historiques entre les différents groupes slaves (entre Serbes, Croates et Bosniaques) qu’en raison de l’intervention des puissances, d’abord absolutistes, puis impérialistes, qui attisèrent les conflits inter-slaves afin d’étendre leur domination dans les Balkans. Dans le cas des peuples slaves du sud (les Yougoslaves), la transformation économique et sociale des Balkans n’a pas été le résultat d’une révolution bourgeoise qui aurait unifié les populations contre l’oppression des puissances étrangères; ce fut la conséquence d’interventions extérieures, d’abord de l’Empire austro-hongrois qui s’affrontait à l’Empire ottoman régnant sur une grande partie de la région, de l’Empire tsariste, soutien du nationalisme serbe lors des différents conflits qui ont opposé entre eux les groupes slaves – qui s’étaient différenciés non par leur langue, mais par leurs croyances religieuses (catholiques, orthodoxes, musulmans) et par les territoires occupés au cours de plusieurs siècles
À la suite de la première guerre impérialiste mondiale, avec l’effondrement de l’Empire ottoman et la victoire de la révolution prolétarienne en Russie, la voie s’ouvrait potentiellement pour les peuples slaves du sud vers une révolution qui aurait pu suivre, grosso modo, la même trajectoire qu’en Russie : à partir d’une révolution bourgeoise contre les oppressions austro-hongroise et ottomane, elle se serait développée en révolution prolétarienne en se liant au mouvement prolétarien révolutionnaire de Russie, Hongrie et Italie. Mais, en dehors de la fraction des socialistes serbes qui avaient eu des positions marxistes sur la question de la guerre impérialiste et du défaitisme révolutionnaire, mais qui n’avaient qu’une influence marginale sur le prolétariat et la paysannerie, il n’existait pas dans les Balkans de mouvements et partis méritant le nom de révolutionnaires socialistes ou communistes.
Il n’est peut-être pas inutile de consacrer un peu d’espace à ce qu’on a appelé la « question nationale serbe ». Selon les historiens officiels, elle a été l’étincelle qui a déclenché la première guerre impérialiste mondiale.
Lénine, après avoir critiqué la thèse de Kautsky selon laquelle les classes au pouvoir ont des tendances «impérialistes », tandis que le « peuple » et les masses prolétariennes auraient des tendances « nationales », justifiant le vote socialiste en faveur des crédits de guerre, défendit la position suivante :
«L’élément national dans la guerre actuelle est représenté seulement par la guerre de la Serbie contre l’Autriche (...) C’est seulement en Serbie et parmi les serbes qu’il existe un mouvement de libération nationale datant de longues années, embrassant des millions d’individus parmi les "masses populaires", et dont le "prolongement" est la guerre de la Serbie contre l’Autriche. Si cette guerre était isolée, c’est-à-dire si elle n’était pas liée à la guerre européenne générale, aux visées égoïstes et spoliatrices de l’Angleterre, de la Russie, etc., tous les socialistes seraient tenus de souhaiter le succès de la bourgeoisie serbe – c’est là la seule conclusion juste et absolument nécessaire que l’on doive tirer du facteur national dans la guerre actuelle. (…) La dialectique de Marx, dernier mot de la méthode évolutionniste scientifique, interdit justement l’examen isolé, c’est-à-dire unilatéral et déformé, de l’objet étudié. Le facteur national dans la guerre serbo-autrichienne n’a et ne peut avoir aucune importance sérieuse dans la guerre européenne générale. (…Pour la Serbie, c’est-à-dire pour environ un centième des participants à la guerre actuelle, celle-ci est le "prolongement de la politique" du mouvement de libération bourgeois. Pour 99 pour cent, la guerre est le prolongement de la politique de la bourgeoisie impérialiste, c’est-à-dire caduque, capable de dépraver des nations, mais non de les affranchir. L’Entente, en "libérant" la Serbie, vend les intérêts de la liberté serbe à l’impérialisme italien en échange de son appui dans le pillage de l’Autriche )».
(Lénine, «La faillite de la IIe Internationale», mai-juin 1915, partie VI, https://archivesautonomies.org/spip.php?article3647)
L’exemple donné par Lénine pour décrire l’attitude que les communistes révolutionnaires doivent adopter à l’égard du facteur national – tenus de souhaiter, dans la guerre isolée contre la puissance coloniale, le succès de la bourgeoisie nationale, mais pas dans le cadre d’une guerre impérialiste mondiale – s’applique à toutes les situations qui ont présenté ces caractéristiques dans les pays opprimés par le colonialisme et l’impérialisme pendant la Première Guerre mondiale et son après-guerre, ainsi que pendant la Seconde Guerre mondiale et son après-guerre.
Nous parlons de tous les pays, de la Chine au Cambodge, au Vietnam, de l’Algérie à la Tunisie, à la Libye, du Cameroun au Congo, etc., et de toutes les nations asiatiques et africaines qui, après la Seconde Guerre mondiale, se sont libérées de l’oppression coloniale-impérialiste directe sur la lancée des guerres anti-coloniales. La phase historique qui a suivi la première guerre mondiale avait vu la présence d’un puissant mouvement prolétarien et de partis de classe rassemblés dans l’Internationale Communiste; cela donnait aux révolutions démocratiques bourgeoises d’Asie et d’Afrique la possibilité de se transformer en révolution prolétarienne et socialiste. Mais à cause de la victoire de la contre-révolution stalinienne sur les partis communistes et le mouvement prolétarien international, cette possibilité n’existait plus dans la phase qui a suivi la deuxième guerre mondiale.
On peut lire dans le Fil du Temps de 1953 «Facteurs de race et de nation dans la théorie marxiste» (point 6 de l’introduction): «Ce serait une très grave erreur de ne pas voir ou de nier que les facteurs ethniques et nationaux ont encore un impact très important dans le monde d’aujourd’hui. Parmi les tâches actuelles s’impose donc l’étude précise des limites historiques et géographiques dans lesquelles les soulèvements pour l’indépendance nationale liés à une révolution sociale contre les formes pré-capitalistes (asiatiques, esclavagistes, féodales), ainsi que la fondation d’États nationaux de type moderne, représentent encore une condition nécessaire pour le passage au socialisme (par exemple en Inde, en Chine, en Egypte, en Iran, etc.).
La révolution sociale contre les formes précapitalistes avec la fondation d’États nationaux de type moderne est une condition nécessaire pour le passage au socialisme. Est-il possible, continue le texte, de considérer de la même manière la relation entre le capital industriel et la classe des ouvriers salariés existant dans un pays capitaliste développé, par exemple la Belgique, et dans un pays historiquement en retard, par exemple le Siam (qui s’appellera Thaïlande à partir de 1939)? Cela reviendrait à ne pas tenir compte des facteurs de race ou de nationalité dans la lutte des classes, de la complexité historique et de l’inégalité de la formation des États et de l’avancement des modes de production; cela reviendrait à ne rien comprendre au marxisme.
Ce qui intéresse avant tout tous les marxistes, c’est sans aucun doute la lutte révolutionnaire du prolétariat dans les pays capitalistes centraux, car c’est dans ces pays que se décide le sort de la révolution prolétarienne communiste au niveau mondial. Les luttes de libération nationale dans les colonies et les semi-colonies contre les puissances impérialistes pouvaient apporter un facteur supplémentaire d’affaiblissement des puissances impérialistes et rapprocher les prolétariats les plus jeunes des pays retardataires des prolétariats des métropoles en unifiant leur lutte anticapitaliste et, donc, antibourgeoise, au niveau international.
Les marxistes n’ont jamais soutenu la révolution bourgeoise dans les pays qui devaient sortir du retard historique du féodalisme, du servage, du despotisme asiatique, sans revendiquer en même temps l’indépendance politique et organisationnelle du prolétariat et l’union internationale des prolétaires par dessus les nationalités. L’insurrection anti coloniale des masses populaires dans les colonies et les semi-colonies était historiquement nécessaire pour s’émanciper de l’oppression économique et politique des puissances colonialistes et impérialistes; mais la contribution à la guerre de libération nationale par les masses prolétariennes respectives, du point de vue marxiste, devait toujours avoir selon le marxisme un objectif historique distinct, beaucoup plus élevé: le dépassement du capitalisme et la destruction de son mode de production, qui ne peut être réalisé que par la révolution prolétarienne, l’abolition de l’État bourgeois et l’instauration de la dictature du prolétariat exercée par le parti de classe.
La Commune de Paris de 1871, d’abord, et surtout la révolution victorieuse d’octobre 1917 en Russie, sur la base de laquelle fut organisée la Troisième Internationale, appelée à juste titre Internationale Communiste, ont démontré que la perspective historique marxiste était que le développement des forces productives les conduisait matériellement à abattre toutes les formes de production bourgeoises (et a fortiori pré-bourgeoises) pour leur permettre un développement incessant, possible uniquement en dehors et contre l’économie capitaliste et le pouvoir politique bourgeois.
Pour revenir à l’équivoque qui découle de l’affirmation contenue dans les Thèses sur la question chinoise: «Aujourd’hui (en 1964), cette phase est également terminée pour toute la région afro-asiatique », il faut rappeler que chaque époque historique tire son nom du mode de production dominant, en précisant cependant que «cette domination n’exclut pas la survie massive de modes de production plus anciens», comme le disait l’article «Théorie et pratique dans la question coloniale» (Il programma comunista, n°5 /1958).
Est donc réaffirmée la théorie du développement inégal du capitalisme – comme dans toutes les époques historiques précédentes – ce qui entraîne le fait que le prolétariat connaît aussi une période inférieure et supérieure d’existence politique: selon les pays et selon les phases historiques, le prolétariat se trouve devant la révolution nationale (antiféodale ou anticoloniale) ou la révolution socialiste, ou les deux. C’est la raison pour laquelle, affirma Lénine en 1914, en reprenant Marx et Engels, que si en Europe occidentale (ou continentale) et en Amérique du Nord, la période des révolutions nationales et de la constitution d’États indépendants et homogènes s’achève en 1871, il n’en va pas de même pour l’Europe orientale et l’Asie: Là, «la période des révolutions démocratiques bourgeoises n’a commencé qu’en 1905. Les révolutions en Russie, en Perse, en Turquie, en Chine, les guerres dans les Balkans: voilà la chaîne des événements mondiaux de notre époque dans notre “Orient” » (cf Lénine, «Le droit des nations à l’autodétermination», février-mai 1914, Œuvres, vol. 20).
Et, dans l’article cité d’Il programma communista de 1958, nous lisons: « En 1914, c’est-à-dire à un moment où les mouvements nationaux dans les colonies étaient encore à l’état latent, Lénine prévoyait certainement le “réveil de l’Asie”» mais pas de l’Afrique «continent que Lénine considérait, en 1914, comme encore en dehors de la période des révolutions nationales démocratiques bourgeoises».
Notre parti porta une attention particulière à ce continent, dont le «réveil» fut principalement dû aux conséquences de la deuxième guerre impérialiste mondiale; si pour l’Asie, 1914, c’est-à-dire la première guerre impérialiste mondiale, est la date conventionnelle de référence pour le «réveil» de ce continent, pour l’Afrique, nous pouvons de même prendre 1939, c’est-à-dire la période concomitante à la deuxième guerre impérialiste mondiale, comme date conventionnelle de son « réveil» (2). Ces réveils, même s’ils furent trop souvent ponctués par des «bonds historiques» illusoires et factices vers le socialisme, ont porté leurs fruits; ils ont pu faire avancer la transformation économique dans les continents les plus peuplés du monde et entraîner la création d’une masse innombrable de futurs fossoyeurs de la bourgeoisie: la classe des prolétaires, la classe des travailleurs salariés.
(1) Voir à ce sujet; « La liquidation des rapports de dépendance coloniale qui unissent l’Ulster à la Grande-Bretagne, intérêt absolu et direct du mouvement ouvrier» sur Il programma comunista n° 23/1979.
(2) Pour approfondir le thème de l’Afrique, nous signalons particulièrement cet article: « Aspects de la révolution africaine » (Il programma comunista, n° 13/1958); il mettait en évidence la situation historique réelle: « L’Afrique noire est aujourd’hui un mélange disparate de formes économiques où se confondent les vestiges du communisme primitif agraire (propriété collective de la terre), de la propriété patriarcale, de la petite propriété, de l’exploitation agricole capitaliste, de l’industrie moderne liée principalement à l’extraction minière. Cet hybride économique et social (dans le domaine de l’organisation familiale illustré par l’étrange entrelacement des traditions matriarcales et patriarcales), propre aux sociétés pré-bourgeoises, n’admet pour le moment qu’une seule dissolution: la révolution nationale-démocratique ».
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